Samedi 29 mars 2008

Je vous présente EQUILIBRIUM #1, ma toute dernière peinture, qu'en pensez-vous?

autre question, si vous deviez l'acheter, à combien l'estimeriez-vous?
Car j'ai un acheteur mais ne sais pas à combien fixer le prix.

merci

par Sébastien Kraspkov publié dans : Mes peintures communauté : LA PLUME D'ECRIVAINS
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Mercredi 12 mars 2008

- J’aurai fini trente minutes et après nous pouvons commencer.

Il finissait sa préparation. Il avait appliqué sa base de maquillage pour supprimer ses traits masculins, c’est cette crème blanche qui supprime toutes les imperfections de la peau et qui sert d’adhérent pour l’application et la résistance du maquillage. Il prit un pinceau, le trempa dans une poudre au teint sombre proche de sa peau, l’appliqua sur tout son visage ainsi que son cou. Deux petits coups d’œil pour vérifier que tout soit bien recouvert et c’est parfait. Il passa alors à la mise en place du far à paupière, puis l’eyeliner. Ce dernier est son pire ennemi. Dessiner le contour des yeux, avoir les traits identiques de chaque côté comme un miroir au milieu du visage, il voulait atteindre la perfection à chaque soir, ne pas décevoir, ne pas avoir de défauts, il fallait conquérir le public chaque soir, ne jamais avoir de regrets et ne jamais recevoir de mauvaises paroles. Il faisait tout dans la justesse, rien n’allait à l’excessif pour ses spectacles, il savait très bien rentrer dans les mœurs.

Dix minutes lui auront suffit pour appliquer cet ennemi premier. Puis, vint le passage du rouge à lèvres, toujours discret, pas de provocation autorisée sinon c’était le renvoi absolu. Il appliqua ses faux cils, le far à joue puis sa perruque qui ressemblait étrangement à la coiffure d’une des plus grandes chanteuses au monde émergée d’un petit village appelé Charlemagne au Canada. Cette chevelure était si soyeuse, d’une longueur pas commune, au grain châtain et toujours parfaitement coiffée avec ses ondulations qui tombent sur les épaules et qui parcourent le dos jusqu’au fessier.

Une fois bien posée, bien coiffée, bien laquée, il se leva de son siège et se tourna vers son dressing de trente mètres de long dans lequel se trouvait des centaines de tenues. Elles étaient toutes classées par ordre de numéros scéniques, les concordances entre costumes étaient marquées par deux points rouges, cela lui permettait de ne pas chercher la tenue complète entre deux shows. Il se vêtit de la première, une longue robe de soirée, rouge, recouverte de strass partant de l’épaule droite jusqu’au pied gauche. A l’avant se trouvaient également des roses en tissu qui suivaient  les strass. L’arrière de la robe n’était que peu fermé. En effet, il avait son dos complètement nu jusqu’au début du fessier. Elle avait été cousue sur mesure comme toutes les autres et seul lui-même pouvait les porter. Cette robe, aux allures de femme richissime star du showbiz, avait une très longue traîne de cinq mètres. Durant son numéro, il allait être propulsé dans les airs et maintenu par un élastique quasi invisible pour les spectateurs. Il vérifia que la robe était bien mise et que rien de ses collants ou de son soutien gorge ne se voyait.

-                  Deux minutes Mayanna, deux minutes !

Le responsable de la mise en scène venait de passer pour annoncer le temps avant le début du spectacle.

Il ne s’empressa pas pour autant. Il pris son temps d’aller récupérer ses chaussures à lanières, toute récemment neuves, achetées dans la boutique de grand couturier, rue de la paix à Paris. Puis il sortit de sa loge en jetant un dernier coup d’œil.

Sa loge était très grande mais pas assez selon lui. Deux murs étaient recouverts de glaces pour pouvoir se regarder sous tous les angles. Devant elles, se trouvait un long comptoir sur lequel étaient posés les mannequins à perruque et tout le maquillage nécessaire à la préparation. Sur le troisième mur, il y avait le long dressing contenant les tenues classées et enfin le quatrième n’était qu’une sorte de placard à chaussures dans lequel il y avait plus de soixante paires, toutes uniques. Il y en avait à strass, des rouges, des noires, des blanches, à talons hauts, à talons bas, à lanières, à couverture entière…

Après ce petit coup d’œil, il ferma sa loge avec son pass qu’il plaça dans son soutien gorge, en dessous de son faux sein, pour ne pas le perdre. Puis il marcha en direction de la scène, il entendait la musique d’attente et les spectateurs qui attendaient dans la salle. Il traversa un long couloir où toutes les loges se trouvaient, salua la plupart des autres transformistes et attendit derrière la scène où un assistant lui installait le câble de maintien et l’élastique au cas où une chute se produisait.

-                  Mesdames et messieurs, bienvenue au Crazy Light. D’ici quelques secondes le spectacle va commencer, nous vous offrons des paillettes, des costumes sensationnels, des numéros uniques rien que pour émerveiller vos yeux. Nous espérons que vous commencez bien votre soirée et vous souhaitons un agréable show. Bonne soirée.

L’annonce était faite, le câble élance Mayanna dans les airs, la musique raisonne dans les hauts parleurs, le spectacle commence.

Une lumière rouge parcourt son corps et sa robe dont la traîne flottait grâce aux ventilateurs. Ses cheveux étaient retroussés en arrière recouvrant son dos nu. Le décor de fond se mélangeait à l’ambiance des lumières et du son, un grand écran numérique montrant l’entrée, les coulisses et la salle dans lequel le show se produisait. Tout était recouvert de paillettes flottantes.

Après l’entrée de Maya, deux autres transformistes arrivèrent par le haut et se placèrent sur sa gauche et sa droite. C’était la chanson d’ouverture, la chanson habituelle qui ne demandait jamais de répétition, tellement les années avaient suffit pour connaître la chorégraphie et les paroles par cœur. C’était devenu un automatisme, les femmes faisaient leur numéro comme des robots mais toujours à la perfection.

Le premier numéro finit, Maya court le long du backstage pour rejoindre sa loge et se changeait. Le prochain numéro était dans cinq minutes. Il fallait se déshabiller, changer son maquillage de quelques détails, mettre une nouvelle perruque, de nouvelles chaussures et posait le casque à plume sur la tête.

-         Ah qu’est ce qu’ils sont lourds ! soupira t-il.

En effet, un casque à plume sur la tête pesait près de cinq kilos dont il fallait faire abstraction pour obtenir un air naturel sur scène. Cinq kilos de plume, d’élastique et de fer recouvrant sa tête. Seuls quelques cheveux débordés dans le cou. Pas une minute à perdre, il faut y aller. Puis il enchaîna tous ses autres numéros, deux heures de show intense sans pause. Cela représentait beaucoup car c’était assez physique, il fallait courir entre chaque numéro pour changer sa tenue dont certaines sont assez lourdes à porter, et le changement de maquillage devait être fait en quelques secondes.

Dans sa vie, hors du monde artistique dont il appartient, Dante est Maya. Il est originaire du sud de la France mais pas seulement. Si l’on regarde sa famille, il vient de parents pieds noirs, d’oncle anglais, italiens, grecs. Bref, à lui tout seul il est ce qu’on appelle un melting pot, un mélange de plusieurs cultures. Quand il sort du monde de la nuit, on le retrouve en train d’étudier les langues internationales, il s’initie à l’anglais, au grec, à l’allemand, à l’arabe et à l’hindi. Il fait également des études en sciences-po, il a pour souhait de travailler dans la sphère politique voulant changer l’état actuel de la France.

Après son spectacle, il retourna dans sa loge pour se défaire de toutes ces couches de maquillage qui recouvrent sa peau ainsi que de ses vêtements et chaussures. Il prit son temps pour ranger la loge afin de la retrouver en ordre pour le lendemain. Il disait toujours :

-                  Si je le fais aujourd’hui, je n’aurai pas besoin de le faire demain.

C’était le reflet de sa perfection et de son organisation. Il n’aimait pas le désordre, il avait la maladie d’être un maniaque excessif.

Une fois habillé pour la vie réelle, il alla au bar prendre deux ou trois verres de whisky ainsi qu’écraser cinq ou six cigarettes fumées pour se décontracter. Il reçu des félicitations pour ses performances qu’il écoutait brièvement, tellement qu’il en était lassé. Chaque soir c’était la même chose et il n’aimait pas qu’on lui fasse des critiques positives. Il préférait le négatif, cela lui permettait de trouver ses défauts et de toujours les corriger pour pouvoir mieux atteindre la perfection, l’excellence même.

Deux, trois, quatre autographes, il prit ses affaires et sortit de l’établissement, lassé par ses gens qui veulent toujours obtenir des paroles ou des signatures qui partiront aux oubliettes.

par Sébastien Kraspkov publié dans : Roman #2 Ansh communauté : LA PLUME D'ECRIVAINS
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Vendredi 7 mars 2008

Un des serveurs s’approcha d’Ansh qui lui annonça qu’une table avait été réservée pour   trente sept personnes. Ce membre de personnel leur indiqua de le suivre, ce que tous firent. Ils traversèrent tout le restaurant où une vingtaine de personnes étaient déjà en train de manger. Ils passèrent par un long couloir, dont les murs étaient recouverts de moquettes bleues avec des fleurs de lys dorées. Au bout de ce long corridor, le serveur s’arrêta devant une grande porte en bois marron. Il tourna les deux fleurs de lys qui permettaient l’ouverture et poussa les deux battants. Deux serveurs attendaient déjà dans l’entrée. Ils prirent les affaires d’Ansh et des autres collègues de travail. Un troisième arriva et demanda ce que le personnel pouvait leur offrir comme apéritif. Mr Avinash demanda du champagne haut gamme pour tout le monde, prétendant qu’il fallait bien fêter un départ en bon et dû forme, et que la meilleure façon de remercier un bon employé qui a consacré son temps au travail doit se faire avec le champagne à hauteur de sa valeur. Tout étonné des propos de son chef, Ansh préféra ne pas intervenir et il était tant pour lui de profiter de ce beau moment jusqu’à la fin. Et il prit deux minutes pour prendre quelques photographies de la salle.

A l’intérieur, il y avait une longue table d’environ trente mètres dotée de trente-sept couverts comme prévu, trois immenses et magnifiques bouquets de fleurs étaient placés tous les huit couverts. Les murs étaient hauts et longs avec de grands miroirs recouverts de feuilles d’or.

Tout le personnel rentrait petit à petit et prit place autour de la table. Chacun avait les yeux grands ouverts et les pupilles brillaient tellement le lieu était beau. Aucun des membres n’avait vu cet endroit. Quand ils venaient manger, ils étaient toujours dans la salle de restaurant commune avec les touristes. Seul le directeur y était venu une fois, pour le départ en retraite de son prédécesseur.

Ce dernier avait saisit son verre et prit la parole.

-                  Bonjour à tous. Comme vous savez, aujourd’hui nous sommes réunis pour le départ d’un de nos employés. Ansh part à l’étranger, en France, c’est pour cela que nous avons réservé cet endroit pour lui donner un avant goût de son nouveau pays d’accueil. Nous voulons le remercier pour tout le travail qu’il a pu fournir pendant six ans pour l’agence. A partir de demain, il sera dans son nouveau bureau, créé à hauteur de sa personnalité, de son travail et de son nouveau niveau social. Il aura désormais le statut de directeur d’agence, nous travaillerons en proche collaboration. Je voulais vous le préciser car beaucoup d’entres vous ne le savent pas, je suppose. Maintenant, j’aimerai m’adresser à vous Ansh. Vous avez servis notre journal, ici, dans son pays fondateur, vous vous êtes dévoué, acharné pour fournir le meilleur de vous-même, et nous en avons grande conscience. C’est bien pour cela que j’aimerai vous remercier très sincèrement et j’espère que votre nouveau travail sera à la hauteur de vos exigences, telles sont grandes, je le sais bien. Je voudrais également vous remettre votre billet d’avion pour le vol de ce soir, ainsi qu’une enveloppe qui correspond à votre prime de départ. Vous me direz si j’ai oublié un zéro, dit-il en rigolant.

Il sortit de sa pochette le billet pour la France ainsi qu’une enveloppe bleue, très légère, les remit à Ansh qui, tout ému, s’adressa au personnel.

-                  Bonjour à tous. Je ne sais pas si je mérite tout cela mais je suis fier que vous soyez à mes côtés ce midi pour ce repas d’adieu. Je suis entré dans l’agence, il y a six ans de cela. Je sortais à peine de mes études, je n’avais guère d’expériences à vos côtés, j’étais un enfant qui apprenait grâce à vous, à votre écoute qui m’a aidé plus que vous ne le pensiez. J’ai grandit professionnellement avec vous, je suis tout jeune et mon chemin ne s’arrête pas aujourd’hui, il continue à monter et il me fait gravir les échelons à une vitesse impressionnante, dit-il avec des larmes coulant le long de son visage si parfait. C’est ce que l’on appelle la satisfaction d’un travail que l’on aime. J’espère qu’il vous arrivera la même chose et j’espère que vous continuerez à garder cette esprit de famille qui est bien présent dans tous vos cœurs. Et surtout prenez bien soin du futur arrivant, soyez prêt de lui, ne le laissez pas seul, perdu dans l’arène. Mr Avinash et Sarika, j’ai encore un petit dernier service à vous demander. Sarika, je sais que personnellement tu n’es pas épanouie, que tu n’as pas trouvé la personne de ta vie et que professionnellement tu es la meilleure des collaboratrices que j’ai pu connaître. Par conséquent, je sens que tu ne t’opposeras pas à ma requête. Mr Avinash, vous savez vous-même que ma secrétaire et moi formons une équipe exemplaire, que nous avons fait nos début ensemble dans l’agence, que Sarika connaît tout sur mon fonctionnement de travail, j’aimerai vous demander si vous voulez bien me laisser l’emmener avec moi en France pour être encore et toujours ma secrétaire ? s’il le faut, nous échangeons avec la secrétaire qui est censée m’attendre en France, ce qui lui évitera de tomber au chômage.

-                  Et bien Ansh, je ne m’y attendais pas du tout. Mais vous savez très bien que je ne peux rien vous refuser. Alors faites ce que bon vous semble avec votre personnel. En espérant simplement que votre travail sera toujours égal à vous-même. Et vous Sarika, qu’en pensez-vous ? vous voulez vous envoler pour la France ?

-                  Je ne prends pas une seule minute pour réfléchir, j’ai toujours travaillé avec Ansh, je le connais mieux que quiconque et nous savons être productif avec notre travail. Je vous remercie beaucoup de m’accorder ce départ.

par Sébastien Kraspkov publié dans : Roman #2 Ansh communauté : LA PLUME D'ECRIVAINS
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Mardi 4 mars 2008

Appartenant à une démocratie parlementaire et à une république fédérale, son pays compte un milliard d’habitants, il se sent, comme tous ces indiens, appartenir à la plus grande démocratie du monde. Ansh, de mère indienne et d’un père français, vit dans la plus grande ville indienne, Mumbai, autrement appelée Bombay. Il travaille pour le journal Hindustan Times depuis près de six ans.

Ansh a fait des études de journalisme à l’université de New Delhi après avoir obtenu son baccalauréat scientifique. Depuis tout jeune, il prend plaisir à suivre l’actualité et à créer ses propres articles. Il n’en a jamais publié jusqu’au jour où il a obtenu son doctorat de journalisme. Son université détient une très bonne réputation, elle est classée parmi les meilleures dans toute l’Inde. Les rédacteurs en chef viennent chercher les futurs protégés. Et le dix-sept juillet 2000, il fut recruté par l’Hindustan Times.

Ansh a toujours été quelqu’un de sérieux, très motivé, passionné et doté d’une très bonne détermination. Il a reçu une éducation stricte mais utile pour son développement.

A peine couché depuis trois heures, le réveil sonne. Il est six heures du matin. Comme à son habitude, il éteint le réveil, allume sa lampe de chevet en la frôlant, regarde son réveil pour vérifier s’il est l’heure. Et oui, malheureusement, fatigué ou pas, il faut se lever, le travail l’oblige. Il s’étire tout en douceur, se frotte les yeux, met les pieds dans ses nouveaux chaussons achetés la veille, enfile sa robe de chambre en soie et marche en direction de la porte fenêtre. Il appuie sur l’interrupteur automatique pour l’ouverture des volets de l’appartement. Il aperçoit le lever du soleil brûlant dès le matin. La journée s’annonce chaude mais belle. Se frottant les yeux pour la deuxième fois, il retourna en direction de sa table de chevet pour éteindre la lumière.

Son lieu d’habitation était assez volumineux, il avait un duplex qui regorgeait de couleurs, un intérieur design avec la toute dernière technologie. Les portes avaient un détecteur pour l’ouverture automatique et étaient faites d’un verre transparent. Tout comme l’intérieur, la chambre avait ses automatismes. Une fois levé, il n’avait qu’à presser le bouton à la droite du lit pour qu’il se fasse tout seul. Quand le lit était en place, ce sont les robots aspirateurs qui commencent à nettoyer la chambre.

Vérifiant que tout s’était mis en route, Ansh alla en direction de la cuisine pour prendre son petit déjeuner. Il demanda au réfrigérateur de lui servir un jus d’orange ainsi qu’un verre de lait. En récupérant les verres quinze secondes après sa requête, il toucha l’écran tactile qui dirige toute la cuisine. Il commanda son repas : bacon, pain grillé avec de la confiture de coing, banane et un bol de céréales. De suite après, les robots se mirent en marche et préparèrent son déjeuner. Même pas deux minutes et son petit déjeuner est prêt. Il était satisfait de tout ce fonctionnement, il ne perdait pas de temps ainsi et pouvait être à l’heure pour son travail.

Après avoir avalé toute cette nourriture, il se dirigea dans la salle de bain, actionna l’eau au réglage automatique, se déshabilla, puis pris sa douche.

Ce moment là, il l’aimait énormément, il savourait la sensation de bien-être, sans stress, sans bruit, l’eau qui coulait le long de son corps, créant des petites rivières le long de son torse musclé et qui se faufilaient par la suite entre les poils fins et noirs de ses jambes. Cela durait quinze minutes, pas plus. Il devait ensuite s’habiller et passer dans le sas des parfums pour être parfumé.

Sentant bon, bien habillé comme à son habitude, il pris son ordinateur portable, sa mallette, qui contenait tous ses dossiers, la carte de sa voiture et son passe pour la fermeture du duplex. Avoir l’avoir inséré, les robots s’actionnèrent et nettoyèrent l’appartement. Il pressa le bouton de l’ascenseur, monta à l’intérieur pour arriver au rez-de-chaussée. Pendant sa descendante, il prenait le temps d’observer la ville au travers des vitres, elle commençait à s’activer, les embouteillages faisaient déjà partis du décor et le soleil illuminait déjà la plupart de la ville.

Arrivé à destination, les portes s’ouvrirent, il croisa un voisin de pallier qui venait de promener son chien, le salua en lui souhaitant une bonne journée. Il monta dans la voiture à biocarburant, et se dirigea en direction de son travail.

Ansh connaissait déjà la journée qui l’attendait. Il avait une réunion pour le résultat des chiffres du mois, il devait également rencontrer une célébrité du cinéma bollywoodien et avait un dîner avec son directeur d’agence, Mr Avinash, pour un nouveau poste à l’étranger.

A l’agence, il commençait par poser sa main sur un écran tactile pour l’autorisation d’accès aux locaux, salua toute l’équipe puis s’installa dans son bureau. Il appela sa secrétaire pour obtenir son café et avoir un rapport de tous les appels et messages reçus en son absence.

- Bonjour monsieur, Mr Balraj a appelé, il veut vous voir pour un article dans notre journal, Shobhna a laissé un message pour vous remercier de l’interview et de l’article que vous avez écrit à son sujet et Mr Avinash vous rappelle votre rendez-vous à vingt et une heure pour votre nouveau poste.

- Merci Sarika, dit-il de sa voix douce avec sa belle bouche qui semblait serrée, contractée par un effort de volonté.

Il alluma son ordinateur portable, consulta ses mails, posa ses pieds sur le bureau, pris son café de la main droite et un livre de la main gauche. Il tournait les pages lentement, ses cheveux tombaient sur son front, sur ses beaux yeux marrons; sans s’arrêter dans sa lecture, il les rejetait en arrière par un mouvement de tête. Il posa son café, puis positionna deux doigts droits sur son front et son pouce sur sa joue pour pouvoir se plonger pleinement dans sa lecture ; sa peau, douce et fragile encore comme celle d’un enfant, rougissait et se marquait sous ses doigts fins. Il avait toujours cette position, si bien soignée, et l’air heureux quand il lisait un livre.

Il avait cette habitude en arrivant au travail : lire trente minutes pour se décontracter avant d’entamer une longue journée qui était souvent remplie d’imprévus.  Dans son bureau, il avait une bibliothèque de près de trois cent vingt livres dont certains datant du dix neuvième siècle jusqu’à aujourd’hui. La plupart de ses collègues de travail ne comprenaient sa méthode, mais il n’y prêtait pas attention car chacun a ses manières, ses tics, et le principal était de rendre des bons rapports pour la parution du magazine suivant ; peut importe si on perd trente minutes de lecture ou trente minutes pour boire un café.

Alors qu’il s’était bien imprégné dans son livre, Sarika vint l’interrompre.

-        Monsieur, vous avez un appel sur la ligne deux.

-        Merci, je le prends.

Il posa son livre, souffla et décrocha.

-        Bonjour Ansh Nasaraj, journaliste pour l’Hindustan Times, en qui ai-je l’honneur de recevoir cet appel matinal ?

-        Bonjour, c’est Shobhna, vous m’avez interviewé hier matin, et je voulais vous remercier pour votre article et votre sympathie.

-        Oh, mais de rien, je ne fais que mon travail. Je suis désolé mais je ne peux pas rester longtemps au téléphone, j’ai beaucoup de travail.

-        D’accord, alors je ne vais pas vous déranger plus que ça, je vous souhaite une bonne journée et merci encore ; au revoir.

Il raccrocha, soupira et s’adressa à Sarika.

-        Elle m’appelle pour me remercier, c’est la première fois que je vois ça depuis que je travaille ici. Je crois qu’elle ne sait pas que je ne fais pas partit de son bord sentimental.

Ils rigolèrent ensemble pendant cinq bonnes minutes puis le travail pris le dessus. La journée commençait, les imprévus s’enchaînaient. Ansh n’eut même pas le temps de déjeuner à midi tellement le travail s’accumulait et devait être rendu pour dix-neuf heures. Jamais on ne lui a reproché d’être en retard dans ses dossiers, toujours rendu en temps et en heure. Il n’a pas vu la journée passée qu’il était déjà vingt heures, il était dans de quitter le bureau. Il passa faire un « au revoir » à ses collègues, pris ses affaires et monta dans l’ascenseur et descendit les quarante-sept étages pour attendre le sous-sol. Il monta dans sa voiture et fila en direction de l’appartement. Tout était parfait, les robots avaient bien effectué leur travail. Il envoya un rapport à la société créatrice comme tous les soirs, puis pris une douche, s’habilla et s’en alla en direction du restaurant pour rejoindre son directeur d’agence.

-        Bonsoir Ansh, comment allez-vous ?

-        Parfaitement bien et vous ?

-        On ne peut pas mieux faire. Comment va le travail ?

-        Tout est en ordre, nous avons rapidement et efficacement. Les ventes ont atteint nos meilleurs chiffres en début de semaine.

-        Bien. Alors je vous ai invité pour parler d’une offre d’emploi à l’étranger, j’espère que cette offre vous intéresse toujours ?

-        Oui bien sur, dit Ansh avec son joli sourire un peu stressé.

-        Parfait ! Le poste que je veux vous proposer se trouve en France. Je sais que vous êtes parfaitement trilingue et que vous détenez toutes les qualités nécessaires pour ce poste. Vous serez en relation directe entre Paris, Londres et Mumbai. Vous aurez toutes les responsabilités de l’agence internationale et votre statut sera « directeur d’agence international pour le Hindustan Times ». Toujours intéressé ?

-        Oui bien sur, je suis très impressionné par cette attention que vous me portez.

-        Ne soyez pas étonné Ansh ! Ce poste est le reflet de vos compétences. Bref, je continue la description de votre poste. Vous voyagerez souvent entre les trois pays, votre siège de base sera la capitale française, vous avez un logement de fonction identique à celui que vous avez. En ce qui concerne le salaire, vous toucherez près de sept mille euros ainsi que des primes pour l’atteinte des objectifs. Je ne peux pas être plus clair sur ce poste. Maintenant, je vous demande : voulez-vous ce poste ?

-        C'est-à-dire que….. je suis très heureux d’avoir cette offre, et je serai ravi de collaborer avec vous en tant que directeur d’agence international pour le Hindustan Times. Oui j’accepte avec grand plaisir.

-        Parfait.

Mr Avinash pris sa mallette, saisit le nouveau contrat, le donna à Ansh qui le lit entièrement, pour être en connaissance de cause, et le signa avec son nouveau stylo Mont Blanc.

Ils finirent leur dîner en parlant de ce nouveau poste, des responsabilités à venir, des déplacements, du détail du salaire et enfin de l’appartement.

par Sébastien Kraspkov publié dans : Roman #2 Ansh communauté : LA PLUME D'ECRIVAINS
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Samedi 1 mars 2008
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par Sébastien Kraspkov publié dans : roman #1 A quelques pas de l'enfance communauté : Plaisirs d'écrire
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Mercredi 27 février 2008

le corps de Sébastien a souvent été recouvert de bleus dus aux coups certes, mais tout particulièrement à cause du martinet. Un manche, une poignée de lanière et une volée de souvenirs : le martinet, bras armé de la répression familiale, qui, un jour dans son enfance, n’a pas rêvé d’en couper les lanières, au risque de se voir administrer une rouste supplémentaire ? Sébastien aurait tellement aimé que cet objet n’existe pas pour éviter nombres de coups reçus. Il se rappellera toute sa vie, le bruit des lamelles de cuir contre sa peau toute jeune, toute fragile. Un enfant n’aime pas recevoir ces coups, ils ne sont pas des animaux. Alors vous qui lisez ce livre, n’en donnez pas et surtout n’achetez jamais cette poignée de lanière.

Sébastien est très marqué moralement, il se voit encore plié à genoux, ne devant rien dire et accepter d’être battu. Pendant des années, dès qu’on approchait de lui, il se recourbait sur lui-même de peur d’être cogné. Encore à l’âge de dix ans, lorsque des garçons ou des filles le tapaient, il allait se cacher et pleurer dans son coin, il ne voulait pas que ça se passe aussi à l’extérieur de la maison, il en avait marre de ce cauchemar, d’être un enfant pas capable de se défendre. Mais après tout, il avait appris à supporter la douleur et se laissait faire car il s’est toujours dit que la violence n’avait pas de but et de fin en soi, qu’elle ne permettait pas d’arriver à quelque chose de positif.
par Sébastien Kraspkov publié dans : roman #1 A quelques pas de l'enfance communauté : Au fil des mots
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Mercredi 27 février 2008

Un début de soirée de Novembre. Il se promenait paisiblement dans le parc, donnait des coups de pieds dans les feuilles, à moitié déchirées par le vent et les oiseaux, et qui avaient obtenu une couleur bien automnale. Il se sentait perdu dans ce monde, n’avait plus aucune envie excepté un espoir. Jeune, plutôt beau gosse, un travail assommant, Rick venait de se séparer de sa partenaire. Il allait souvent dans ce parc, car il avait aperçu une femme qui venait faire sa promenade tous les dimanches. Il avait l’intuition qu’elle était célibataire et qu’elle attendait d’être comblée. Alors il l’aborda gentiment et l’invita à déjeuner dans un restaurant. Une soirée, puis deux, puis trois…et mariage. Tout le monde connaît la suite soit par le vécu soit au travers de ces rêves. Des rêves les plus banals aux rêves les plus fous. Cette fois-ci ce n’était pas un rêve, pas une fiction, mais une vie réellement vécue.

 

Quelques mois après le mariage et un bébé.

 

Ce jeune couple d’une vingtaine d’années devenu tout fougueux, aveuglé par l’amour se couche un soir d’hiver. Ils discutent comme d’habitude et se racontent leur journée. Le mari, Rick, raconte sa journée de travail ; similaire à toutes les autres :

-        J’ai rejoins Marc à la boite. Il m’a saoulé avec ses histoires personnelles. Tu sais en ce moment il est pas très bien, il a appris que sa copine le trompait avec son meilleur ami, tu sais David. Tu t’en rappelles ?

-        Non je ne me rappelle pas de celui là.

-        Mais si, tu sais celui qui est venu manger à la maison il y a trois semaines de ça, il est venu avec Marc. C’est le soir où tu avais fais ton plat préféré : le veau aux olives.

-        A oui ça me revient. C’était le brun, grand avec une bouche tordue ?

-        Oui c’est lui.

-        Elle est dégueulasse d’avoir fait ça. En plus, Marc est super sympa il lui laisse tout faire, il lui offre tout ce qu’elle veut. Elle ne sait pas ce qu’elle va perdre en allant dans les bras de David.

-        Tu sais chérie, avoir tout ce que l’on veut à tout moment, à toute heure, ne fais pas le bonheur. Quand il n’y a plus d’amour, la richesse n’a pas plus de pouvoir, déjà qu’elle n’en a pas en temps normal.

-        Oui c’est vrai tu as raison. Et sinon à part l’histoire de Marc, tu as fait quoi ?

-        Et bien rien de spécial, je suis allé travailler sur Orléans, on est en train de construire une maison. Tu verrais le palace que c’est ! Il y a tout dedans : piscine chauffante style porte marocaine, jacuzzi, double salle de bain, cinq chambres, cuisine à l’américaine... Et le tout pour une superficie de 395m². Imagine la taille de cette maison… Sinon à part le boulot rien de très spécial. Ah oui j’ai vu Sabine, elle veut que tu la rappelles pour une réunion à propos de boites hermétiques, j’ai pas trop compris le nom qu’elle m’a dit.

-        Ok, et bien je l’appellerais demain.

-        Et toi ta journée, elle s’est passée comment ?

-        Je suis allée au médecin pour Célie, elle ne faisait que tousser. Au final elle a une bronchite. Elle a des antibiotiques à prendre et un sirop.

-        D’accord. Sinon, j’ai réfléchis à ta suggestion d’hier. Je ne suis pas trop d’accord.

-        Pourquoi cela ? j’aimerai tant en avoir un autre.

-        Non, je ne veux pas.

-        Aller, s’il te plaît. Nous en avons perdu un, nous n’avons que Célie. J’en veux un autre.

-        Bon d’accord, mais simplement parce que je t’aime et que je ne veux pas te refuser ton bonheur.

-        Merci ! Il va falloir changer d’appartement par contre, ici c’est trop petit ; déjà que pour nous trois, c’est un peu juste.

-        Oui, c’est sur on changera d’appartement. Etant donné que demain je ne travaille pas, on peut aller voir des agences immobilières pour se renseigner.

-        Bien sur et il faut que je passe à la pharmacie pour chercher un test.

Après ces quelques mots, ils se laissèrent porter par les sentiments, firent l’amour et se couchèrent.

par Sébastien Kraspkov publié dans : roman #1 A quelques pas de l'enfance communauté : trop dure la vie....
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Vendredi 22 février 2008
venez à la découverte de mon premier roman autobiographique sur  http://www.thebookedition.com/
sebastien-cauchois-a-quelques-pas-de-
l-enfance-p-1784.html

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par Sébastien Kraspkov publié dans : roman #1 A quelques pas de l'enfance communauté : Plaisirs d'écrire
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Samedi 19 janvier 2008
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Donner la vie, mettre au monde un enfant, faire émerger de son corps un être humain : quoi de plus merveilleux. Chacun d’entre nous connaît ce bonheur à différents niveaux ; certains vivent la vie comme elle doit être vécue, ils profitent de ce qui leur est offert et d’autres, se la gâche, n’en profite pas, n’exploite pas ce qui est à leur disposition tout en préservant ce monde dans lequel 6 milliards d’être humains vivent. Dès le premier cri, on aperçoit un monde nouveau où l’on prend un grand souffle d’air qui nous amène à la vie. Tout ce qui est autour nous intrigue, nous turlupine, plein d’images floues que l’on a du mal à se rappeler en tant que nouveau né mais qui se gravent dans notre mémoire grâce à nos ancêtres qui nous rappellent ces merveilleux moments de la vie. Respecter ceux qui nous apportent le savoir est la première chose qui doit nous être inculqué. Sans nos anciens, nous ne pourrions même pas nous rappeler d’où nous venons, ce qu’il s’est passé avant notre venue au monde, pourquoi telle chose ou telle chose est ainsi.

J’ai commencé à écrire ce livre à l’âge de seize ans ; peut être que certains pensent que c’est un peu jeune pour écrire son autobiographie, alors dans ce cas qu’ils ne lisent pas ce livre ; pour les autres, il s’agit d’un pacte : à vous de l’accepter ou non. Si vous tournez les prochaines pages, c’est que vous êtes prêts à partager ma vie, ce qu’elle en est, prêt à écouter ce que j’ai à dire, mes coups de gueules, mes polémiques, mes débats, mes envies, mes dégoûts…

Toute cette histoire repose sur des faits réels, rien n’est fictif. Les noms des personnes concernaient ont été changés pour préserver leur vie privée mais le reste n’est que pure vérité.

A toutes les personnes qui se reconnaîtront ou bien qui ont une vie similaire à la mienne, je ne peux que leur dire courage, un jour la roue va tourner et ce sera à leur tour de vivre une vie plus confortable, où ils auront accès au bonheur de la vie, ou ils pourront découvrir ce qu’est l’acte d’aimer et l’acte de se faire aimer. Il faut toujours donner, tout en évitant la naïveté, mais aussi savoir recevoir. Quand on donne de soi, on finit toujours par obtenir son dû. Mais attention, ne donnez pas dans l’attente d’une vie meilleure.

Quelque fois on se dit que l’on veut en finir avec une telle vie ; mais il vaut mieux continuer à la vivre, à essayer d’en tirer des leçons pour pouvoir grandir plus vite, pour avancer et atteindre une maturité que tout être humain est capable d’obtenir en contournant les obstacles et en trouvant une solution à chaque problème. Eviter les problèmes, c’est se vouer à l’échec. Vous n’allez pas avancer mais plutôt aller à reculer. Prenez votre

courage à deux mains et battez-vous. Restez vous-même et découvrez-vous au travers de vos expériences, vos échecs et vos réussites.


D

par Sébastien Kraspkov publié dans : roman #1 A quelques pas de l'enfance communauté : trop dure la vie....
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